Hors Intérim, les Bac+2 recherchés sont principalement issus de DUT et BTS, avec une forte dominante dans les formations d’électronique et de productique. Une fois en production, ils remplissent les fonctions de techniciens essais, techniciens production, techniciens logistique mais aussi celles de contrôleur qualité ou encore de rédacteur technique.
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Chaînes de production Tigre et NH90 d'Eurocopter à Marignane (photo EADS) |
En clair, à compétences équivalentes, les jeunes diplômés disposent du confort -- rarissime sur le marché de l’emploi en général -- de choisir leur métier en fonction des goûts et des passions exprimés avant ou pendant leurs études.
Par ailleurs, les compétences des non-cadres sont appréciées chez les équipementiers qui espèrent compter parmi leurs collaborateurs de nouveaux opérateurs essais, des contrôleurs réparation pièces ou bien encore des tourneurs et des monteurs. Là encore, la meilleure solution pour postuler reste la candidature par Internet. L’essentiel des entreprises citées publie leurs offres d’emploi directement sur les job-boards ou sur leur propre site.
Le recrutement des ingénieurs
Le recrutement diffère quelque peu en ce qui concerne les ingénieurs, dont on attend généralement une expérience supérieure ou égale à deux ans, sachant que les stages menés à bien au cours et en fin d’études sont à comptabiliser dans l’expérience professionnelle.
Sophie Gonce, Responsable des relations écoles chez EADS, nous explique à quel point ils prennent de l’importance : « Nous recrutons nos stagiaires dans le même esprit que l’ensemble des effectifs. Nous les considérons comme de futurs collaborateurs. C’est la raison pour laquelle nous entretenons des relations solides avec eux pendant leurs études, après le stage. Chaque année, ces étudiants sont invités par EADS à visiter plusieurs sociétés, à participer à de grands salons aéronautiques et à assister à un séminaire de pilotage dans le cadre de l’EADS Junior Programme ».
Cette confiance faite aux jeunes diplômés et juniors constitue une des valeurs motrices d’EADS, généralement perçu par ses collaborateurs comme innovant et offrant des perspectives d’évolution. Il est vrai qu’EADS travaille tout particulièrement sa politique RH, tant au point de vue du recrutement que vis-à-vis de ses collaborateurs déjà en production. L’entrepreneur propose à ses éléments qui occupent des postes de cadres supérieurs et de cadres dirigeants de suivre régulièrement des formations au sein de leur « Corporate Business Academy ». Cette volonté d’entretenir concrètement la culture d’entreprise se retrouve dans les services que le CE d’EADS propose, et certaines filiales du groupe disposent de leur propre club aéronautique.
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| Intégration du moteur Vulcain 2 (Snecma Moteurs) sur une Ariane 5 ECA (photo EADS) |
EADS est aussi connu pour son statut de pionnier en matière de recrutement féminin et appuie cela par l’intermédiaire de sa fondation d’entreprise, qui soutient chaque année l’attribution du prix Irène Joliot-Curie, récompense accordée à trois femmes qui mènent une action scientifique concrète.
Pour le candidat, le processus de recrutement est à amorcer via le site Internet anglophone du groupe (ou sur Aérocontact), sur lequel sont publiées les annonces qui concernent toutes les «Business Units» du groupe. La démarche est donc similaire, que vous souhaitiez offrir vos compétences à EADS Defence and Communications Systems, MBDA, Tesat-Spacecom, Airbus ou Eurocopter ou exercer en Europe, en Asie ou aux Etats-Unis. Sophie Gonce confirme cette diversité géographique : « Non seulement la mobilité géographique est tout à fait accessible à nos collaborateurs, car EADS est implantée sur trois continents, mais nous leur offrons aussi l’opportunité, si leurs compétences le permettent, de changer d’entreprise à l’intérieur du groupe EADS ».
Les équipementiers recherchent aussi une majorité d’ingénieurs et ont cessé de bouder les jeunes diplômés en prévision du papy-boom. Les exigences de ces sociétés en termes d’expérience professionnelle ont évolué ces dernières années. Depuis que le contenu des stages de fin d’études s’est enrichi et que certaines sociétés proposent des programmes de VIE (Volontariat International en Entreprise), l’ingénieur jeune, expérimenté et bilingue n’est plus un mouton à cinq pattes ! Dans ces conditions, le vécu professionnel n’est plus appréhendé en fonction du statut qu’avait le candidat à son ancien poste (cdd, stagiaire) mais bel et bien selon le rôle qu’il tenait dans l’entreprise.
Les compétences à l’honneur : Pour la conception et la construction d’équipements, le besoin qu’exprime une entreprise de grossir ses effectifs est lié à un programme (l'A380 par exemple) mais les postulants doivent montrer leur capacité à travailler sur du long terme avec l’équimentier sur le point de les embaucher. Pour s’assurer de l’adéquation entre les motivations du candidat et les objectifs de l’entreprise, il n’est pas rare que le candidat soit soumis à plusieurs entretiens et dialogue avec divers interlocuteurs. Ces rencontres sont l’occasion de vérifier toutes les compétences du demandeur d’emploi. Celui-ci doit maîtriser les logiciels utilisés par l’entreprise (Arial industries indique explicitement que ses dessinateurs projeteurs doivent utiliser CATIA V4/V5).
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Jambe du train avant de l'A380 dans les
ateliers de Messier-Dowty à Bidos
(photo T. Mamberti/Goupe SAFRAN) |
D’autres postes accessibles aux jeunes diplômés sont les fonctions d’acheteur (prisés en cette rentrée par la société Turbomeca entre autres, le leader mondial des turbines pour hélicoptères du groupe SAFRAN), qui sont moins exigeantes en terme de maîtrise des outils utilisés par l’entreprise. Ces rôles ne peuvent néanmoins être tenus que par des personnes ayant une bonne connaissance du marché et une aptitude à la négociation en accord avec les valeurs et les besoins de l’entreprise. Depuis environ deux ans, la profession d’acheteur connaît une nette progression, et les formations BAC+5 qui amènent à l’exercice de ce métier voient leurs effectifs croître, en même temps que les entreprises affinent leurs critères de recherche pour ces profils.
Les ingénieurs en calcul de structures sont eux aussi largement demandés par les équimentiers. Ils font partie des professionnels que Turbomeca et Messier-Dowty, autre société du groupe SAFRAN, spécialisée dans la conception et la production de trains d'atterrissage, recherchent en priorité. |