Le chaudronnier crée des éléments de structure de l’avion. Il met en forme et assemble des pièces métalliques en s’aidant d’outils à main ou de machines.
LE METIER AU QUOTIDIEN
Il réalise des pièces primaires de structures, les assemble pour la réalisation des sous-ensembles et enfin, effectue des contrôles-mesures. Le chaudronnier doit décoder et analyser un dossier technique (fiche technique, plan détaillé). Il a pour tâche aussi d’exécuter les traitements thermiques adaptés aux matériaux et suivant la mise en forme stipulée sur le dossier de fabrication.
REGLES D'OR
Cette profession exige de la rigueur, de la méticulosité, le sens de l’analyse et de l’organisation personnelle.
LES CONDITIONS DE TRAVAIL
Le métier de chaudronnier est physique et exige le port d’un équipement de protection. Il peut être amené à travailler en équipe. Le chaudronnier travaille debout, dans un environnement bruyant, il doit pour cela être en bonne santé, avoir une bonne vue et une représentation spatiale, nécessaire à son activité.
Les horaires peuvent être aussi normaux comme décalés.
LA FORMATION NECESSAIRE
Un CAP construction d’ensembles chaudronnés MC soudage.
Un BEP Réalisation d’ouvrages chaudronnés et de structures métalliques.
Un bac Pro Réalisation d’ouvrages chaudronnés et de structures métalliques.
Un BTS réalisation d’ouvrages chaudronnés ou constructions métalliques ou mise en forme des matériaux par formage.
SALAIRE ET AVANTAGES
De 1 200 à 1 300 euros nets pour un débutant et de 1 500 à 2 000 euros nets pour un chef d’équipe. Mais les salaires sont très variables selon les sociétés.
EVOLUTION DE CARRIERE
Le chaudronnier, avec de l’expérience peut accéder à un poste de chef d’équipe, de contremaître, ou de chef d’atelier.
LES AUTRES APPELATIONS DE CE METIER
« Schoumak » dans le langage usuel.
LES CONSEILS DU RECRUTEUR
« Il faut vraiment aimer ça et être calme. Il faut aussi bien souvent avoir l’âme d’un artiste ».
Valérie Mouget, responsable du recrutement chez Triangle Centre.
LES TEMOIGNAGES
Dominique Thomas, 43 ans, chaudronnier en intérim chez Triangle Centre et pour la société DLA.
Dominique Thomas a découvert la chaudronnerie un peu par hasard et le hasard faisant parfois bien les choses, ça lui a plu. Après huit années dans la chaudronnerie traditionnelle, il rentre dans le secteur de l’aéronautique en 1987 « le travail que je fais dans l’aéronautique est plus fin, au lieu d’être carrossier sur les voitures, moi, je fais ça sur les avions ».
Dominique Thomas aime se déplacer et son métier lui en offre la possibilité « qu’on soit en intérim ou dans une société, on se déplace en France ou dans le monde ».
S’il faut donc aimer le déplacement pour faire ce métier, c’est sans oublier que ce métier demande « d’être très calme et d’avoir une bonne représentation spatiale », avoir le sens du touché-développé et donc être manuel car c’est important d’avoir « beaucoup de sensations dans les mains » pour manier le fer. Finalement, être chaudronnier, c’est être un peu artiste !
A. BELLADINA
Cette fiche métier de chaudronnier aéronautique, a été réalisée en collaboration avec Valérie Mouget, responsable du recrutement chez Triangle Centre.
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