HBG - HDF maintenance : « L'apprentissage est l'un de nos axes de recrutement »

Chloé Goudenhooft
14/06/2018 | 896 mots | AEROCONTACT | CARRIÈRE
HBG - HDF maintenance : « L'apprentissage est l'un de nos axes de recrutement » © Chris Chabrol, directeur de la maintenance chez HBG Groupe, holding qui regroupe HDF (Hélicoptère de France) et HDF maintenance.

Un entretien avec Chris Chabrol, directeur de la maintenance chez HBG Groupe, holding qui regroupe HDF (Hélicoptère de France) et HDF maintenance.

Quelle est l'activité de HBG France ?

Nous exploitons des grosses et petites machines pour des contrats Samu, le transport de VIP, le travail aérien et tout type l'exploitation possible pour un hélicoptère. La deuxième grosse activité concerne la maintenance, elle regroupe plusieurs volets : la maintenance de clients type VIP, qui ont une ou deux machines, et la maintenance de notre propre flotte qui compte 60 à 70 machines en exploitation. Nous travaillons aussi comme sous-traitant de l’État pour la maintenance d’aéronef de l'armée de terre et l'armée de l'air.

Quels sont vos besoins en recrutement ?

Aujourd'hui, les principaux besoins concernent les pilotes pour la partie exploitation et les mécaniciens qui ont une licence spécialisée B1.3 pour la partie maintenance. Nous embauchons aussi des techniciens avioniques (B2), c'est-à-dire des gens spécialisés sur la partie électrique et électronique de l'appareil. Nous avons aussi recours à d'autres spécialistes comme les chaudronniers, les peintres, des gens qui savent travailler avec des matériaux composites, mais cela reste plus rare aujourd'hui.

Combien de personnes embauchez-vous chaque année ?

Cela fonctionne par vague. En ce moment, nous recherchons trois personnes. Je dirais que nous recrutons deux à trois collaborateurs en moyenne par an. Au sein de la partie maintenance, nous sommes 90. L'ensemble du groupe HBG compte autour de 270 collaborateurs.

Où sont déployés vos nouveaux salariés ?

HDF Maintenance est basé à Tallard et le siège est à Annemasse. Nous recrutons pour ces sites-là majoritairement mais aussi sur des opérations déportées sur d'autres sites en France et dans les Dom-Tom. Nous recrutons aussi pour la Guyane où nous possédons une base avec cinq hélicoptères. Nous sommes en train de créer une filiale à Tahiti. Nous allons probablement lancer un recrutement sur place.

Quelles problématiques de recrutement rencontrez-vous ?

Trouver des mécaniciens devient difficile alors que la réglementation se durcit de plus en plus concernant la validation de la formation. Historiquement, les sociétés d'hélicoptères fonctionnaient avec beaucoup d'anciens militaires qui possédaient une expérience sur les machines. Depuis ce durcissement, les militaires ne sont plus reconnus d'un point de vue civil. Ils doivent passer les mêmes qualifications que les jeunes avec une licence théorique qui consiste en une sorte de permis de maintenance. Cela rebute un certain nombre d'entre ceux qui souhaitent basculer d'une carrière militaire à une carrière civile après 10 à 15 ans de service.

Ils n'ont pas envie de retourner sur les bancs de l'école ou de financer une formation ! Nous nous retrouvons donc avec un vivier restreint de personnes qui obtiennent la licence théorique et qui sont essentiellement issues du civil, des candidats très jeunes qui n'ont aucune expérience. Or, pour obtenir une licence pratique et être un mécanicien à part entière, il faut trois ans d'expérience. Cette difficulté de recrutement est assez complexe à résoudre et cela limite le développement des entreprises. Les autres techniciens tels que les chaudronniers sont aussi difficiles à trouver.

Comment palliez-vous ces problèmes de recrutement ?

Nous participons activement à l'apprentissage, c'est un de nos axes de travail depuis pas mal d'années. Nous formons à peu près tous les ans entre trois à six jeunes apprentis. A la sortie, ils se voient souvent offrir un CDD ou un CDI. Nous travaillons avec de nombreuses écoles de Vitrolles, de Gap, de Grenoble… Nous avons sinon recours à des sites de recrutement tels qu'Aérocontact.

 Avez-vous mis des actions en place pour travailler sur votre marque employeur ?

C'est un chantier qui est en cours chez nous. Nous essayons de créer une vraie politique en la matière, nous venons d'ailleurs de recruter un directeur des ressources humaines pour travailler sur le sujet. Nous essayons aussi de développer une politique d’évolution en interne pour proposer des postes sur différents sites du groupe et utiliser la puissance de HBG qui rayonne en France et à l'étranger. L'idée consiste à créer des perspectives pour nos mécaniciens, qu'ils ne soient pas bloqués sur un poste ou dans un atelier. A ce titre, nous avons déployé une sorte de bourse aux postes : nous publions des offres en interne pour que les collaborateurs puissent postuler en fonction de leurs envies.

Propos recueillis par Chloé Goudenhooft

> En savoir plus sur HDF Maintenance


Newsletter d'actualités aéronautiques

Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter d'actualité hebdomadaire !

Dans la même thématique :


Journée Portes Ouvertes 2019
22/10/2019 | AEROCONTACT | CARRIÈRE

Rendez-vous le Samedi 30 Novembre pour découvrir l'ENAC !Le campus de l'ENAC Toulouse ouvrira ses portes au public samedi 30 Novembre 2019 de 08h30 &agr...


Air France ouvre une nouvelle campagne de recrutement de pilotes cadets
15/10/2019 | AEROCONTACT | CARRIÈRE

- Une filière accessible sans expérience de pilotage et financée à 100% par Air France- Près de 200 cadets déjà en cou...


Louis LE PORTZ, élu Président de 3AF le 18 septembre 2019 Succède à Michel SCHELLER, nommé Président d’Honneur.
10/10/2019 | AEROCONTACT | CARRIÈRE

Le 18 septembre 2019, dans les locaux de l’Aéroclub de France, se tenait l’Assemblée Générale Annuelle de 3AF, l’Associat...

Lire aussi :


08/10/2019 | LE JOURNAL DE L'AVIATION | CARRIÈRE

Opérationnel depuis février 2019, le Conversion Training Center (CTC) de Dassault Aviation, implanté à Bordeaux-Mérignac, vise à prendre en charge une partie de la formation des...


L'aviation générale retenue au sol par le manque de mécaniciens
03/10/2019 | LE JOURNAL DE L'AVIATION | CARRIÈRE

Si les problèmes de recrutement sont très présents dans l'industrie aéronautique et l'aviation commerciale, ils n'épargnent pas non plus l'aviation générale. La part du secteur re...


L'EPNER doit « maintenir un haut degré de compétences »
06/09/2018 | LE JOURNAL DE L'AVIATION | CARRIÈRE

Depuis 1946, l'École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) forme les futurs pilotes et ingénieurs dédiés aux essais en vol des aéronefs, aussi bien civils que mi...