Magali Jobert, 43 ans, prend la tête de l'AFMAé-CFA des Métiers de l’Aérien

AFMAé-CFA des Métiers de l'Aérien
14/10/2021 | 732 mots | AEROCONTACT | INDUSTRIE TECHNOLOGIE
Magali Jobert, 43 ans, prend la tête de l'AFMAé-CFA des Métiers de l’Aérien © AFMAé-CFA des Métiers de l'Aérien

Portrait

En 1994, à 16 ans, Magali Jobert quitte l’Ile de la Réunion pour rentrer à l’Ecole technique d’Air France devenue le CFA des Métiers de l’Aérien en 1996.

En 1997, devenue mécanicienne-avion, elle intègre Air France Industries à Orly.

Après 6 années, elle souhaite évoluer et passe le BTS ATI (Assistant Technique d’Ingénieur). Elle rejoint le bureau technique et évolue rapidement vers le support-client compagnie tiers en tant que Customer Support Manager.

En 2012, elle poursuit ses études en alternance au CESI pour devenir Ingénieure en maintenance aéronautique et s’occupe de l’industrialisation des moteurs de l’A380. Puis elle devient Responsable de l’Unité de production du département Maintenance des AWACS et découvre alors la partie militaire. Elle prend ensuite la responsabilité des équipes techniques de la Line Maintenance Orly pour les avions d’Air France.

En 2019, Air France la sollicite pour prendre la présidence d’IGO Solutions et ses 220 salariés, joint-venture créée par Air France -KLM, Sabena Technics et le Groupe Dubreuil Aéro.

En 2021, c’est le poste de Déléguée Générale AFMAé et Directrice du CFA des métiers de l’aérien qui lui est proposé et qu’elle prendra le 1er août dernier.

Projets

2 mois après son arrivée, Magali Jobert évoque les enjeux les plus importants :

« Continuer à faire évoluer nos formations et à investir dans les nouvelles technologies pour être au même niveau d’exigence que les entreprises qui travaillent sur la performance industrielle (robotisation et digitalisation des process) et sur de nouveaux projets liés à l’avion du futur, plus respectueux de l’environnement.

Ces défis sont une chance pour notre profession de pouvoir attirer les jeunes, filles et garçons qui travailleront sur ces nouvelles technologies. Le métier de mécanicien avion a d’ailleurs déjà beaucoup évolué avec l’informatique embarquée ou les matériaux composites.

Développer la coopération « gagnant-gagnant » avec nos entreprises partenaires en convainquant les chefs d’entreprise que l’apprentissage est avant tout un investissement nécessaire pour recruter de vrais professionnels rapidement opérationnels.

Il faut ainsi mobiliser davantage de maîtres d’apprentissage, les former et leur accorder le temps nécessaire pour accompagner nos apprenants.

A très court terme, l’hypothèse d’une reprise industrielle et des métiers de l’aéroportuaire est à envisager. A cela s’ajoute les nombreux départs en retraite des baby-boomers. Nous devons travailler avec nos entreprises partenaires pour avoir la capacité de former et d’accueillir nos apprentis au même niveau d’avant la crise sanitaire. Rappelons qu’il faut bien 5 ans pour former un mécanicien aéronautique autonome et compétent.

« Enfin, nous devons nous diversifier : tous ces objectifs passionnants ne nous font pas oublier que l’AFMAé est en difficulté financière avec la perte de 60 % de ses apprenants à la rentrée 2021 comparée à la rentrée 2019. En effet par manque de besoin des airlines, nous n’avons plus de classes PNC (Personnel Navigant Commercial : hôtesse et stewart) depuis 2020 et en septembre 2021 nous n’avons ouvert qu’une seule classe de 20 apprentis Agent d’escale (Mention Complémentaire Accueil dans les Transports).

Cette crise sans précédent nous pousse à innover. Nous sommes aujourd’hui Centre d’examen pour le TOEIC en anglais et nous envisageons d’ouvrir une filière sécurité à la rentrée 2022. Nous menons également une réflexion sur la formation continue et la reconversion de carrière ».


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