Ingénieur aérodynamicien


© Balazs Gardi/RBAR
L'ingénieur aérodynamicien a pour métier de concevoir, développer, mettre au point, évaluer et améliorer les propriétés aérodynamiques des composants d'un moteur.

Mission


En faisant toujours extrêmement attention aux contraintes techniques, aux délais mais surtout aux coûts, l'ingénieur aérodynamicien conçoit ou perfectionne les pièces composant un moteur ou leur procédé de fabrication, afin d'améliorer leur aérodynamisme (performance et résistance).

Règles d'or


Le métier d'aérodynamicien demande de l'ambivalence : l'imagination et la créativité sont des qualités importantes qui doivent être encadrées par la rigueur et la méthode.
La maîtrise de l'anglais et de l'informatique est indispensable.

Conditions de travail


Il travaille en général selon des horaires administratifs et en équipe.

Formation nécessaire


• Par l'université : DEA ou DESS en techniques de l'espace, aérodynamique et mécanique des fluides, combustion, thermique...
• Par les écoles d'ingénieur : après un bac+2, on peut passer le concours pour intégrer l'ENAC [1], l'ESTACA [2], l'ENSICA [3], SupAéro, l'ENSMA [4]...

Salaire


Environ 2 600 euros pour un débutant.

Evolution


L'aérodynamicien peut devenir chef de projet ou chef de service.

[1] ENAC : Ecole Nationale de l'Aviation Civile
[2] ESTACA : Ecole Supérieure des Techniques Aéronautiques et de Construction Automobile
[3] ENSIC : Ecole Nationale Supérieure des Industries Chimiques
[4] ENSMA : Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d'Aérotechnique

Cette fiche métier d' ingénieur aéronautique, a été réalisée en collaboration avec Patrick Gosselin, responsable des ressources humaines, Ajilon Engineering.

Conseils


« C'est le même conseil que tout le monde donne : il faut savoir se vendre et être à son aise en entretien. L'entretien est fait pour se découvrir mutuellement : le candidat découvre l'entreprise et l'entreprise découvre le candidat. Il faut donc être sûr de ses compétences, avoir confiance en elles. »

Patrick Gosselin, responsable des ressources humaines, Ajilon Engineering.

Témoignages


Julien Lecanu, ingénieur aérodynamicien :

On ne devient pas ingénieur aérodynamicien par hasard. « Il faut être très motivé. » Après deux ans de classe préparatoire et trois ans à l'ENSMA de Poitiers, la vocation de Julien Lecanu n'a pas faibli, au contraire. « Les cours étaient assez théoriques et il y avait beaucoup d'options. Moi c'était la théorie qui m'intéressait le plus. » Et c'est précisément là l'essence de cette profession.

« Après avoir travaillé sur une CAO (Conception Assistée par Ordinateur), je réalise un maillage, qui consiste à découper la CAO en petits volumes, afin de mener des calculs. Ces calculs permettent d'évaluer les performances des différentes parties du moteur. » Pour les améliorer. Un métier purement intellectuel, « pas du tout technique, basé sur l'aspect théorique et sur la physique. »

Donc « mieux vaut être très intéressé. » De plus, « la mécanique des fluides est une science « noble » » donc son application « coûte cher. » En conséquence, l'inconvénient est qu'« il est difficile de trouver un poste car les entreprises privilégient en général la mécanique des structures. » Plus que de la motivation, c'est une vraie vocation qui permet d'accéder à ce travail minutieux très cérébral et d'exercer sa passion.