Ajusteur en composites


© Philippe Stroppa / Safran
Il est chargé d’ajuster, de monter et de contrôler des pièces en composites, de plus en plus utilisées dans la construction d’aéronefs pour leur plus grande légèreté et résistance.

Mission


En production, il suit, selon des plans et des procédures données, une gamme de fabrication. L’ajusteur doit choisir les outils appropriés pour assembler, coller et monter des pièces faites de matériaux composites (comme les fibres de carbone, le kevlar, etc). Il doit parfois accomplir des travaux d’usinage (comme le perçage, rivetage) ou du traitement thermique. Il est également chargé de la mise au point de ce qui a été monté et de sa maintenance.
En maintenance, il effectue les opérations nécessaires à la réparation des éléments défectueux.

Règles d'or


L’ajusteur doit être habile, méticuleux, précis et soigneux. Il doit également pouvoir porter de lourdes charges.

Conditions de travail


Le travail se déroule principalement en atelier mais l’ajusteur peut être amené à travailler sur un chantier.
Ses horaires sont soit de type administratif, soit en équipes (2x8, 3x8...).
Les conditions sont néanmoins contraignantes en raison des poussières et odeurs dégagées lors du travail sur ces matériaux.

Formation nécessaire


CAP en mécanique à BAC pro en plastiques et composites ou en génie mécanique et productique.

Salaire


Entre 1 300 et 1 500 euros brut par mois pour un débutant plus les primes.

Évolution


• Les métiers de la qualité,
• Contrôleur structure.

Autres Appellations


• Agent structures composites,
• Ajusteur de fabrication,
• Ajusteur-mécanicien,
• Ajusteur-monteur aéronautique,
• Ajusteur-monteur-régleur,
• Ajusteur-outilleur,
• Mécanicien-ajusteur,
Mécanicien-monteur.

Vidéo : Ajusteur-Monteur cellule





Cette fiche métier d'Ajusteur en composites, a été réalisée en collaboration avec Jean-Pierre Daidone, responsable grands comptes aéronautique, VédiorBis. www.vediorbis.com / Auteur : E. DRAB

Conseils


« Le composite prend une part importante dans l’aéronautique (supérieure à 40% d’un aéronef), l’automobile, le nautisme et le ferroviaire. De plus la technologie des matériaux composites étant en constante évolution, il apparaît de ce fait que l’ajusteur composite est un métier de hautes compétences tourné vers l’avenir. »

Jean-Pierre Daidone, responsable grands comptes aéronautique, VédiorBis.

Témoignages


Jean-François Mayet, ajusteur en composites :

« Le plus intéressant, c'est le fait que ce soient des travaux manuels. » Tel est le principal attrait du métier d'ajusteur en composites, selon Jean-François Mayet. Lui est arrivé là un petit peu par hasard après un bac pro en productique-mécanique et a appris le métier « sur le tas ». Aujourd'hui, que ce soit de l'ébavurage, du perçage ou du montage, il peut accomplir « tout ce que la machine ne peut pas faire ». Un métier résolument humain et qui ne se répète jamais vraiment. « Je passe un mois sur l'ajustage d'un capot, un jour sur une pièce, un jour sur l'autre, il y a donc toujours quelque chose de différent et il faut attendre un mois pour se répéter. Surtout dans l'aéronautique, c'est extrêmement diversifié. » Ainsi totalement polyvalent, M. Mayet peut coiffer sans peine les casquettes de drapeur, fraiseur ou soudeur.

Malgré cela, le travail n'est pas si pénible qu'on pourrait le croire et il déclare avoir toujours eu des postes assis et en atelier. Une chance en comparaison de l'ajusteur cellules qui travaille directement sur la structure de l'avion, donc debout.

Réaliste, notre ajusteur reste cependant toujours optimiste. « Les débuts sont difficiles, comme partout, mais il faut s'accrocher parce que c'est vraiment intéressant. En plus, dans l'aéronautique, on commence bas mais on peut aller très haut... »